L'argument marketing soigneusement élaboré, quoi de plus accommodant que de ressasser les rôles qui ont jadis fait la gloire des deux interprètes ? Jon Avnet - qui avait déjà entrainé Pacino dans 88 Minutes - suit comme un gosse les archétypes qui ont marqué sa jeunesse, pour ne ranger le duo qu'au rang de faire-valoir, histoire de mieux remorquer un scénario monté à revers. Le récit, jamais avare de clichés et de lourdeurs visuelles, a de quoi déboussoler les deux vétérans qui ont parfois du mal à suivre. Jusqu'à une scène finale exploitant la nostalgie du mythe, qui nous fait prendre conscience que les années passent, bien vite. Même si la complicité s'avère bien présente : manquait un récit digne de ce nom pour faire revivre deux légendes désormais abonnées aux comédies et films de seconde zone. Aux dernières nouvelles, Robert de Niro pourrait bien enfiler sa casquette de réalisateur et inviter son pote Pacino sur un coin de pellicule. Dont acte.À grands renforts de clichés, Jon Avnet flingue par avidité la carrière de deux acteurs qu'on ne présente plus. Trop d'effets tue l'effet.
Jonathan Blanchet
(c) photographiques : Metropolitan Film Export
Paru dans le numéro de Sortir du 08/10/08
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