Amoureux des voitures dopées et relookées flashy, ce film est pour vous. Si les deux précédents volets avaient déçu les amateurs, celui là risque tout bonnement de plaire aux aficionados. Et pour cause : Vin Diesel, héros du premier opus remonte en selle après avoir tâté le terrain à la toute fin du précédent, délocalisé à Tokyo. Il revient donc, Dom Torreto, le trafiquant en cavale qui se retrouve « forcé » (faut pas pousser, on ne nous la fait plus) de sortir du garage et retrouve pour l'occasion son pote flic, le beau-gosse Brian O'Conner (Paul Walker, pour les intimes).
On veut donc revenir aux fondamentaux et on nous ressert tout le casting original. En clair, si vous n'avez pas vu les deux et trois, ce n'est pas bien grave, côté scénario, c'est comme si c'était hier. De toute façon, la recette reste la même : des voitures, des filles et des mâles débordant de testostérone. Plus une sombre histoire de vengeance que l'on laisse découvrir aux plus mordus d'entre vous. Sur le bitume, rien de nouveau, à part peut-être les voitures elles-mêmes. La réalisation du film tient toujours du clip à rallonge, et à trop vouloir en faire, les scènes d'action ne tiennent même plus la route (voir la scène du camion-citerne qui se trouve dans la bande-annonce). Vin Diesel n'a rien perdu de sa verve machiste dont les « répliques » pleuvent toutes les millisecondes. La preuve lors d'un dialogue qui oppose notre tête brûlée à une conquête potentielle. « Et toi, tu préfères les filles ou ta voiture ? ». Réponse du caïd : « J'aime toutes les carrosseries ». Mouais...
Macho, musclé et bien véhiculé, Fast & Furious ne change pas ses habitudes. A fuir, sauf si vous vous retrouvez dans au moins une de ces trois catégories.
Jonathan Blanchet
(c) photographiques : Universal
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