Il aura au moins fallu soixante-quinze albums pour que Lucky Luke se lance d'un galop ferme et décidé à l'assaut du grand écran. La tentative de Terrence Hill dans les années quatre vingt-dix et l'épisode des Daltons par Eric et Ramzy sont loin derrière. On remet les compteurs à zéro et c'est Jean Dujardin qui chausse les santiags. Un choix qui le vaut bien, rapport à la classe et la nonchalance du personnage. Derrière la caméra, on retrouve James Huth, le gaillard qui avait déjà dirigé « Loulou » dans Brice de Nice. Entre le blond peroxydé imbu de lui-même et le garant des libertés de l'Ouest, on ne joue pas du même calibre. Dujardin devra donc abandonner ses vannes fétiches le temps d'un film. Même si Bruno Salomone, compagnon des "Nous C nous" se colle le rôle du cheval en prêtant sa voix au fidèle Jolly Jumper. Sur le papier, l'aventure semble prétexte à dérouler le tapis rouge aux mines patibulaires de l'Ouest qui écument les albums depuis 1946 : Jesse James, Billy the Kid, Calamity Jane... Manquent les daltons mais les producteurs l'ont bien compris : mieux vaut ne pas griller toutes ses cartouches d'un coup. Sortie le 21 octobre.
Photo : UGC
J.Blanchet -100% Vosges
Merci Jonathan pour ces articles toujours très pertinents!
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