Ironiquement, c’est John Lasseter, pilier des studios Pixar et grand manitou des films en 3D (Toy Story) qui a pris les rennes de ce long métrage animé à la force du crayon. Son énergie créatrice n’est sans doute pas étrangère à la réussite du film, hommage à l’âge d’or du studio à la souris. Tout ce qui faisait le sel des grands classiques y trouve sa place (ou presque) : une histoire d’amour, un sorcier machiavélique et une succession de rencontres avec des acolytes toujours plus pittoresques. A quelques détails près : l’héroïne est afro-américaine et le prince a un sacré tempérament machiste. Une petite douceur très actuelle enrobée d’un grand tour de chants qui manque pour sa part d’un peu de souffle, mais dont les accents jazzy dépaysants achèveront de vous transporter.
Jonathan Blanchet
Quand les créateurs de Bambi et de Cendrillon reviennent aux fondamentaux sans tomber dans la désuétude, cela donne La Princesse et la Grenouille, qui a su conserver la fraîcheur de nos premiers frissons cinématographiques. Un vrai et grand Disney.

